Avant le Pilatrail, Jérémy m’avait proposé de faire cette course et après une récupération correcte je m’y suis inscrit. Je passe donc ce week-end end du 29 – 30 juillet avec Jérémy et sa petite famille.

Je vous passe les détails de l’avant course où nous vivons tous plus ou moins les mêmes choses… Une nuit pourrit, un réveil très matinal (j’ai beau être matinal, j’ai mal !) un petit déj pris à l’arrache et la conduite de la voiture avec des peaux de sauce dans les yeux ! …. Bref après avoir retiré notre dossard au foyer Municipal de Bourg d’Oisans, nous attendons le départ sous l’orage menaçant et ça c’est pas cool ! Le départ est assez étrange car il part du Foyer et il y a encore des coureurs à l’intérieur lors du top départ, mais bon peu importe.

Les 4 premiers kilomètre se font sur du plat et finalement c’est pas trop mal, cela permet de s’échauffer et d’étirer le peloton. Au pied de la montée je laisse Jérémy que je ne reverrais que sur la ligne d’arrivée. J’enlève la veste et je fais un arrêt technique.

 

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La montée…la montée…la montée…. En fait j’ai eu l’impression que cela ne faisait que ça, jusqu’au ravitaillement du 21 km…. Même si entre temps il y a quelques relances, notamment avant le ravitaillement de l’Alpes d’Huez. On entame donc cette longue montée ponctuée de nombreux lacets et heureusement dans des bois car l’orage est revenu et nous subissons quelques radées heureusement freinées par les branches des arbres ! J’hésite à remettre la veste mais finalement cela ne vaut pas le coup car nous avons déjà tous très chaud. Après seulement 8 km, les coureurs sont tous éparpillés. Nous sommes au niveau du premier ravitaillement à Villard Reculas (charmant petit village de montagne par ailleurs !). En effet, j’aperçois devant moi un groupe de coureur et derrière moi le prochain coureur est à 400 m en contre bas (oui ça monte toujours !) 

 

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J’arrive au ravito de l’Alpes d’Huez en 2h 18. Nous longeons la route qui sort de la station puis on passe sous les télécabines qui montent habituellement les skieurs au niveau du lac blanc, puis nous empruntons une piste de ski droit dans la pente. Comme on dit dans le jargon, j’en chie !!

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Je suis encore frais mais cette longue grimpette d’environ 400m me donne un petit coup derrière la tête. Un groupe de coureur me passe. Heureusement cette année j’ai décidé d’utiliser des battons, et franchement ça soulage vraiment les gambettes !

 

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Nous passons le lac blanc puis c’est le ravito au sommet (2700 m d’altitude). On vient de sa taper 2000 m de D+ depuis le départ et il est temps de pouvoir courir et se dégourdir les jambes !

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Nous passons désormais dans une partie assez technique au profil descendant. C’est un passage très humide et on croise de très nombreuse retenue d’eau naturelle et l’endroit est magnifique !! Ça valait vraiment le coup de monter jusqu’ici ! On slalom dans le paysage en fonction des lacs et monticules rocheux. De nombreux bénévoles sont présent pour nous indiquer la trace car il est facile de se perdre.

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J’arrive au-dessus d’un pâturage de mouton où se situe un point de contrôle (col du couard).

Je ne pense pas à demander la direction et je repars à travers champs et là je vais me lancer dans une activité typique du traileur que je ne connaissais pas, le jardinage ! Trompé par les différentes traces faites par les bêtes et pensant trouver le balisage, je m’enfonce dans les prés et je descends même très bas par rapport à la trace balisé. Tous à coup je lève la tête sur la droite et aperçois des coureurs. Et là c’est le drame, le coup de bambou.

Je remonte pour rejoindre le tracé et je suis stoppé par une rivière. Je remercie le coureur qui m’a permis de finalement traverser la rivière. 20 minutes de perdu. Je veux appeler mon épouse pour ne pas qu’elle s’inquiète, mais au milieu des montagnes il n’y a pas de réseau ! Je remercie une nouvelle fois le coureur et je reprends mon rythme en descente.

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J’arrive au lac de Grand Maison que je vais maudire toute cette longue partie qui m’a parue interminable. En plus le soleil est désormais apparu, il doit être midi et la chaleur est pesante. Je bénis tous les arbustes qui me font un peu d’ombre et les quelques torrent qui me permettent de me rafraichir. Ces 5 kilomètres sont long avec plusieurs relances, heureusement la fin en descente permet d’en voir le bout rapidement. J’arrive au point de contrôle. Ma femme et mes enfants sont là. Moi qui avait le moral dans les chaussettes à cause de cette erreur de parcours, cela me fait du bien de les voir. On discute un peu. Puis je repars en direction du col de la Croix de Fer. On emprunte alors 2 bouts de route car les champs en contre bas sont fermés. Puis on passe à travers des pâturages sur des chemins tout en relance. Reste une petite grimpette jusqu’au col.

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Au ravitaillement je m’assoie quelques minutes j’ai pris un petit coup de chaud (7h30 de course). De nombreux coureurs arrivent petit à petit et repartent, cela me motive à repartir également après 5 ou 6 minutes d’arrêt. Quelques centaines de mètres à plat où je me remets à courir ou plutôt je trottine pour relancer la machine. Je vois au loin les coureurs qui s’engagent sur la gauche du chemin pour se lancer droit dans la pente et cela me fait peur. Arrive mon tour. Je lève la tête et je me retrouve face à un mur cela me fait penser au matin même après l’Alpes d’huez, sauf que ce matin j’étais encore frais. Là, après 42 km ce n’est plus le cas. Je décide d’adopter un rythme lent pour ne pas me mettre en surrégime.

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Pas mal de coureur me passe. Je la trouve vraiment longue cette montée jusqu’au refuge de l’Etendard. Heureusement que j’ai les battons. La descente sur le refuge est compliquée du fait de mes jambes qui sont bien raides. L’arrêt au ravito va faire du bien. Mention spéciale aux bénévoles ici présent. Je les ai tous trouvé très sympas tout au long du parcours mais ici j’ai bien rigolé avec eux alors cela m’a un peu plus marqué !

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Un coureur arrive derrière moi épuisé, avec lequel j’échange quelques mots. Puis je repars. Nous contournons alors le Grand Lac (ou Lac Bramant). Je fais une pose rafraichissement de quelques secondes auprès d’un ruisseau et je vois juste derrière moi le coureur qui était épuisé, je m’arrête et je l’attends. Un breton très sympa, dossard 35. Nous allons faire un bout de chemin ensemble cela nous semblera moins long. Effectivement après le Grand Lac, nous longeons un second lac (lac blanc) puis nous arrivons dans une vallée qui précède le glacier de Saint Sorlin. Nous voyons au loin le chemin qui longe cette vallée. Encore 100m de D+.

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Avant de basculer sur le glacier, 4 ou 5 bénévoles sont présent pour nous arrêter. En effet depuis plusieurs minutes l’orage gronde et il préfère écourter la course de 700m nous disent-ils. Mieux vaut ne pas prendre de risques, même si finalement il ne tombera que quelques gouttes qui me vaudra d’utiliser la veste pendant 10 minutes seulement. Tous le paysage, ici est minéral. Nous coupons à travers une petite vallée pour retrouver la trace. Nous laissons derrière nous le glacier. Dommage, je ne le verrais que de loin.

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Sur quelques centaines de mettre le sentier devient chaotiques et c’est à ce moment-là que mon sauveur (le traileur qui m’a aidé à traverser la rivière lors de mon jardinage) me rattrape et me demande ce que je fais là. Je lui explique que la montée ce n’est pas mon truc et que c’est pour cela qu’il m’a rattrapé. Il me double jusqu’à ne plus l’apercevoir, je crois que j’ai un petit coup de mou.

Ensuite, le profil revient à la descente jusqu’au Grand Lac et de nouveau je reprends un bon rythme. Je laisse alors le dossard 35 avec qui j’avais bien sympathisé et je m’excuse presque. La descente est mon point fort et je veux en profiter, me faire plaisir.

Arrivé au Grand Lac, cela remonte sur une centaine de mètre de dénivelé positif puis c’est la bascule pour une descente de 10 km et 1000m de D-.

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C’est maintenant que je vais lâcher les chevaux. Au loin j’aperçois un coureur en vert fluo. Dans ma tête je me dis que je vais essayer de le rattraper. Pas facile au début et en plus il va vite et, au début de la descente, je pense ne jamais le reprendre. Alors je décide de prendre mon rythme sans trop forcé et en garder sous le pied au cas où. Les chemins sont très technique, sinueux, jonché de pierres, cailloux, rocher. Je m’aperçois alors que les battons sont d’une très grande utilité. Je commence à prendre du plaisir et a bien les apprivoisés.

Finalement, je me rapproche de ce coureur. Nous arrivons ensemble sur les larges chemins (pistes de ski ?) qui mènent au second ravitaillement du Col de la Croix de fer. Il va vite mais je n’en démords pas et ça m’éclate de me tirer la bourre à ce moment de la course! Il doit rester environ 5 km avant l’arrivée. Finalement je le double sur une partie relativement plate. J’arrive au ravito, comme d’habitude avec un très bon accueil des bénévoles.

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Il reste 3.7 km de descente. Et c’est repartit. Jusqu’à l’arrivée ce sont des chemins plus ou moins technique et pentu. Je double encore quelques coureurs et c’est l’arrivée.

Des paysages magnifiques et des parties très technique qui font l’intérêt de se trail. Me concernant la partie la moins intéressante, est la montée après le ravitaillement de l’Alpes d’Huez car on monte sur les pistes de ski et il faut penser, parfois, à se retourner, pour admirer les montagnes qui apparaissent dans le panorama.

Je suis super heureux d’avoir couru (marcher !) se trail de montagne magnifique. A peine 90 partants pour cette belle course c’est bien dommage, elle mérite d’être plus connue !

 

Ma Vidéo:

TRail de l'Etendard 2017